Floriculture et jardinage : forte demande en formation

Groupe apprenant l'arrangement floral avec instructrice en serre

Les pépinières, fleuristes et entreprises d’entretien de jardins galiciennes font face à un défi inattendu : elles ne trouvent plus assez de candidats qualifiés pour répondre à leur croissance. Ce paradoxe, dans une région où le taux de chômage reste élevé, illustre parfaitement le fossé qui sépare encore la formation professionnelle des réalités du terrain.

Avec plus de vingt ans passés les mains dans la terre, j’ai vu ce secteur se modifier profondément. La demande de professionnels formés n’a jamais été aussi forte, et les entreprises spécialisées cherchent désormais activement des jeunes diplômés issus des filières horticoles.

Un secteur en pleine mutation qui peine à recruter

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données disponibles pour 2025, le marché de l’horticulture ornementale en Espagne représentait plus de 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel. En Galice, les entreprises du secteur floral et du jardinage signalent systématiquement des difficultés à pourvoir leurs postes, notamment pour les profils techniques issus de la formation professionnelle (FP).

Patricia Serantes, qui dirige La Ilusión, une entreprise partenaire de l’IES Mugardos, le confirme sans ambiguïté : les stagiaires se révèlent régulièrement indispensables dès leur première semaine. L’IES Mugardos fait partie des établissements qui forment aux métiers du végétal et entretiennent des liens solides avec les professionnels locaux.

Les débouchés couvrent un spectre plus large qu’on ne l’imagine :

  • Entretien et création d’espaces verts publics et privés
  • Floriculture et art floral événementiel
  • Gestion de pépinières et production horticole
  • Nouveaux créneaux comme le jardinage thérapeutique et l’aménagement bioclimatique

Le secteur se réinvente. De nouvelles voies commerciales émergent, portées par la demande croissante en jardins comestibles, en végétalisation urbaine et en espaces naturels de bien-être. Pour qui maîtrise les bases du potager comme les techniques ornementales, les opportunités sont réelles.

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Quand les stagiaires deviennent les piliers des entreprises

L’histoire d’Ana Flores résume bien la dynamique en cours. Cette ancienne cuisinière a tout quitté pour se former aux métiers du jardin. Aujourd’hui, débroussailleuse en main, elle témoigne sans hésiter : « Ma vie a changé pour le mieux. » Un reconversion réussie, rendue possible grâce à une filière FP qui offre une formation pratique immédiatement applicable sur le terrain.

Profil entrant Formation suivie Résultat après stage
Ancienne restauratrice FP horticulture / jardinage Embauche directe par l’entreprise d’accueil
Jeune sans qualification FP fleuristerie CDI dans un fleuriste partenaire

Ce phénomène n’est pas isolé. Une grande partie des élèves reste travailler dans l’entreprise où ils ont effectué leur stage, ce qui témoigne d’une intégration professionnelle quasi immédiate. Les employeurs, de leur côté, préfèrent former eux-mêmes leurs futurs salariés plutôt que d’embaucher des profils sans expérience pratique.

J’insiste toujours sur ce point avec les jardiniers débutants que j’accompagne : la pratique prime sur la théorie. Un semis raté appris en salle vaut moins qu’une erreur corrigée les pieds dans la boue. D’ailleurs, pour ceux qui débutent et se retrouvent confrontés à des semis compromis, des techniques comme la approche japonaise pour relancer des semis peuvent faire toute la différence.

Pour les entreprises galiciennes, la solution passe par un partenariat renforcé avec les centres de formation. Investir dans la filière FP n’est plus une option charitable, c’est une stratégie de survie pour un secteur qui manque structurellement de bras qualifiés.

Atao
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