Je suis bouleversé par cette tragédie qui a frappé notre communauté de jardiniers professionnels à San Antonio. Quand j’apprends qu’un triple homicide dans une entreprise de jardinage a coûté la vie à trois collègues, je réalise que même dans notre métier paisible, tourné vers la nature, des drames peuvent survenir. Les détails qui émergent de cette affaire survenue le 8 novembre révèlent une histoire particulièrement tragique où la confiance et l’entraide ont mené à l’impensable.
Une relation d’entraide qui bascule dans l’horreur
Les circonstances du drame me troublent profondément. Les victimes, Selvin et Sergio Chacón, deux frères hondureños, avaient accueilli leur futur agresseur comme on le fait dans notre milieu : avec générosité et solidarité. Imaginez cette situation : ils lui ont offert un toit, l’ont hébergé chez eux, et Sergio, âgé de 38 ans, lui a même trouvé un emploi dans l’entreprise où ils travaillaient tous. C’est exactement ce type d’entraide que je valorise depuis vingt ans dans ce métier.
Selon les témoignages de la famille restée au Honduras, José Hernández Galo, 21 ans, partageait leur logement. Un beau-frère des victimes a confié que le jeune homme dormait dans une chambre qu’ils lui louaient. Cette proximité rend l’événement encore plus incompréhensible. Dans nos équipes de jardinage, nous créons souvent des liens fraternels, cultivant ensemble bien plus que des espaces verts.
Les zones d’ombre derrière le massacre
La troisième victime, Karen Paola Bautista, 24 ans, laisse derrière elle un fils de trois ans prénommé Yoav Isai. Cette dimension familiale me touche particulièrement. Comme elle, nous sommes nombreux à travailler dur pour subvenir aux besoins de nos proches. La famille cherche maintenant à rapatrier son corps au Honduras et a lancé une collecte pour les frais funéraires et soutenir l’enfant.
| Victime | Âge | Origine | Situation familiale |
|---|---|---|---|
| Selvin Chacón | Non précisé | Honduras | Frère de Sergio |
| Sergio Chacón | 38 ans | Honduras | Frère de Selvin |
| Karen Paola Bautista | 24 ans | Honduras | Mère d’un fils |
Les proches suspectent que l’agresseur souffrait d’addiction. Un membre de la famille a évoqué la possibilité qu’il ait développé des hallucinations ou une méfiance pathologique envers ses propres amis. Cette hypothèse me rappelle l’importance d’être attentif aux signes de détresse chez nos collègues.
Les conséquences dévastatrices pour les familles
L’enquête révèle que Hernández Galo a été retrouvé sans vie, apparemment victime d’une blessure par balle auto-infligée. Les autorités de San Antonio continuent leur investigation pour comprendre les motivations exactes. En attendant, les corps de Selvin et Sergio demeurent à la morgue, dans l’attente des procédures de rapatriement vers leur pays natal.
Cette tragédie me fait réfléchir sur plusieurs aspects de notre profession :
- L’importance de créer un environnement de travail sain et sécurisé
- La nécessité d’être vigilant face aux signes de détresse psychologique
- La valeur des liens humains que nous tissons quotidiennement
- Le soutien crucial à apporter aux familles endeuillées
Comme vous, je reste marqué par cet événement qui nous rappelle la fragilité de l’existence, même au cœur d’un métier dédié à faire croître la vie.


